Imágenes de páginas
PDF
EPUB

and enquiry. Ibid. p. 175. There has been a controverse started of late, much better worth examination, concerning the general foundation of morals, whether they be derived from reason or from sentiment. Enquiry conc. the princ. of morals p. 216. .... I am apt to suspect.... that reason and sentiment concur in almost all moral determinations and conclusions. It is probable that the final sentence depends on some internal sense or feeling, which nature has made universal in the whole species. But in order to pave the way for such a sentiment and give a proper discernment of its object, it is often necessary we find that much reasoning should precede. In many orders of beauty, particularly those of the finer arts, it is requisite to employ much reasoning in order to feel the proper sentiment. There are just grounds to conclude that moral beauty partakes of this species. - Ibid. p. 219. Reason being cool and disengaged is no motive to action... Taste as it gives pleasure or pain and thereby constitutes happiness or misery, becomes a motive to action and is the first spring or impulse to desire and volition. Append. I. conc. moral sentim. p. 347. The most probable system which has been advanced to explain the difference of vice and virtue is, that from a primary constitution of nature.... certain characters upon the very view and contemplation produce uneasiness and others in like manner. excite pleasure. The uneasiness and satisfaction produced in the spectator are essential to vice and virtue. Diss. on the passions p. 187. The only object.... (is to) find those universal principles from which all censure or approbation is ultimately derived. It is full time.... (to) reject every system of ethics, however subtil and ingenious, which is not founded on fact and observation. Enq. conc. the pr. of morals p. 221. It appears to be matter of fact, that the circumstance of utility in all subjects is a source of praise and approbation. It appears

[graphic]

also, that.... the useful tendency of the social vir. tues moves us not by any regards of self-interest. Ibid. p. 279. If usefulness therefore be a source of moral sentiment, and if this usefulness be not always considered with a reference to self, it follows that every thing, which contributes to the happiness of society, recommends itself directly to our approbation and good-will. What need we seek for abstruse and remote systems, when there occurs one so obvious and natural? Ibid. p. 268. Public utility is the sole origin of justice, and reflections on the beneficial consequences of this virtue are the sole foundation of its merit. Ibid. p. 231. One principal foundation of moral praise being supposed to lie in the usefulness of any quality or action, it is evident, that reason must enter for a considerable share in all decisions of this kind, since nothing but that faculty can instruct us in the tendency of qualities and actions. But it (reason) is not sufficient to produce any moral blame or approbation. Utility is only a tendency to a certain end, and were the end totally indifferent to us, we should feel the same indifference towards the means. It is requisite a sentiment should here display itself, in order to give a preference to the useful above the pernicious tendencies. Here therefore reason instructs us in the several tendencies of actions and humanity makes a distinction in favour of those which are useful and beneficial. Append. I. p. 338.

[ocr errors]

VIII. Belegstellen aus Condillac. *)

Zu §. 12.

La science qui contribue le plus à rendre l'esprit lumineux, précis et étendu, et qui par conséquent

*) Ich citire nach: Oeuvres complètes de Condillac eto, à Paris an VI. (1798) XXIII Vol. 8vo.

[ocr errors]

doit le préparer à l'étude de toutes les autres, c'est la métaphysique. Elle est aujourd'hi si négligée en France que ceci paroîtra sans doute un paradoxe à bien des lecteurs. Il faut distinguer deux sortes de métaphysique. L'une ambitieuse veut percer tous les mystères;.... l'autre plus retenue proportionne ses recherches à la foiblesse de l'esprit humain et.... sait se contenir dans les bornes qui lui sont marquées. La première fait de toute la nature une espèce d'enchantement qui se dissipe comme elle, la seconde ne cherchant à voir les choses que comme elles sont en effet, est aussi simple que la vérité même. Les philosophes se sont particulièrement exercés sur la première. Locke est le seul que je crois devoir excepter.... Essai sur l'origine des conn. hum. p. 1. 2. 3. On peut remarquer dans les ouvrages des philosophes trois sortes de principes, d'où se forment trois sortes de systêmes. Les principes que je mets dans la première classe, comme les plus à la mode, sont des maximes générales ou abstraites. Les notions abstraites sont absolument nécessaires pour mettre de l'ordre dans nos connoissances, parce qu'elles marquent à chaque idée sa classe. Voilà uniquement quel en doit être l'usage. Les principes abstraits, même lorsqu'ils sont vrais et bien déterminés, ne sont pas proprement des principes, puisque ce ne sont pas des connoissances premières: la seule dénomination d'abstraits fait juger que ce sont des connoissances qui en supposent d'autres. Ce sont des maximes qui ne renferment que ce que nous savons, et comme le peuple a des proverbes, ces prétendus principes sont les proverbes des philosophes, ils ne sont que cela. Traité des systèmes p. 1. 6. 327. Les principes de la seconde espèce sont des suppositions qu'on imagine pour expliquer les choses dont on ne saurait d'ailleurs rendre raison.` On ne doit pas interdire l'usage des hypothèses aux esprits assez vifs pour devancer quelquefois l'expérience. Mais on

[graphic]

2. Le principal objet de cet ouvrage est de faire voir comment toutes nos connoissances et toutes nos facultés viennent des sens, ou pour parler plus exactement des sensations, car dans le vrai les sens ne sont que cause occasionelle. Ils ne sentent pas, c'est l'ame seule qui sent à l'occasion des organes. Traité des sens. Extrait raisonné p. 3. Je ne sais pas comment Locke a pu avancer qu'il nous sera peut-être éternellement possible de connaître si Dieu n'a point donné à quelque amas de matière.... la puissance de penser. Il ne faut pas s'imaginer que pour résoudre cette question il faille connoître l'essence et la nature de la matière. Essai s. l'or. etc. p. 22. Si je vous demande pourquoi le corps est étendue, et pourquoi l'ame sent? plus y vous réfléchiriez et plus vous verrez que vous n'avez rien à répondre. Vous ignorez donc l'essence véritable de ces deux substances. Cependant vous considerez que toutes les qualités que vous voyez dans le corps

[ocr errors]

[ocr errors]
[ocr errors]

supposent l'étendue, et que toutes celles, que vous appercevez dans l'ame supposent la faculté de sentir. Vous pouvez donc regarder l'étendue comme l'essence seconde du corps et la faculté de sentir comme l'essence seconde de l'ame. De l'art de raisonner p. 40. Il suffit de remarquer que le sujet de la pensée doit être un. Or un amas de matière n'est pas un, c'est une multitude. (L'étendue et la sensation sont deux propriétés incompatibles. Grammaire. Précis des leçons prélim. CXIII.) L'ame étant distincte et différente du corps, celui-ci ne peut être que cause occasionelle. L'ame peut donc absolument sans le secours des sens acquérir des connoissances. Avant le péché.... elle avoit des idées antérieures à l'usage des sens. Mais les choses ont bien changé par sa désobéissance. Dieu lui a ôté tout cet empire. C'est cet état de l'ame que je me propose d'étudier, le seul qui puisse être l'objet de la philosophie, puisque c'est le seul que l'expérience fait connoître. Essai etc. p. 22. 23. 24. Locke distingue deux sources de nos idées, les sens et la réflexion. Il seroit plus exact de n'en reconnoître qu'une, soit parce que la réflexion n'est dans son principe que la sensation même, soit parce qu'elle est moins la source des idées, que le canal par lequel elles découlent des sens. Cette inexactitude, quelque légère qu'elle paroisse, répand beaucoup d'obscurité dans son systême. Aussi ce philosophe se contente-t-il de reconnoître que l'ame aperçoit, pense, doute etc.,.... que nous sommes convaincus de l'existence de ces opérations....; il paroît les avoir regardées comme quelque chose d'inné, et il dit seulement qu'elles se perfectionnent par l'exercice. Tr. des sens. Extr. rais. p. 13. 14.

[ocr errors]

3. Le mot idée exprime une chose que personne, j'ose le dire, n'a encore bien expliquée. C'est pourquoi on dispute sur leur origiue. Une sensation n'est point encore une idée tant qu'on ne la considère que comme un sentiment, qui se borne à modifier Beilagen.

f

« AnteriorContinuar »